

S. Ebadi lors d'une conférence à Cergy en 2006 (Photo Essec)
En vidant de leur coffre bancaire la médaille, le diplôme et le reste de son contenu, les autorités iraniennes ont réussi une première:
«Même Sakharov et Walesa ont été mieux traités dans leur pays«, s’est exclamé le ministre norvégien des affaires étrangères, Jonas Gahr Stoere. En l’absence de la lauréate, active à l’étranger, les sbires d’Ahmadinejad ont arrêté et auraient maltraité, ces derniers mois, son mari et leur entourage, bloquant le compte bancaire du couple au prétexte d’un non-paiement d’impôts.
L’école, Internet et l’Occident déclarés ennemis
Le régime resserre l’étau depuis que les manifestations anti-fraude électorale ont révélé la capacité de résistance du peuple, dont la moitié, née après la révolution de 1979, et quoique élevée à l’école coranique, ne se laisse pas intimider. Il entend le couper de «l’influence occidentale».
C’est donc l’école qui va subir au premier chef un durcissement de ligne, avec une purge des enseignants les moins conservateurs**. Les accès à l’Internet autant que possible bloqués, les médias officiels renforcés… La guerre «à la guerre soft de l’ennemi» (occidental), vient d’être déclarée en ces termes par Ali Khamenei lors d’une réunion des Gardiens de la révolution.
L’arme nucléaire disponible pour les fêtes?
Ce tableau réjouissant est à compléter par le récent rapport*** de deux députés (PS et UMP) sur l’imminence de la «possession par l’Iran de tous les éléments constitutifs d’une arme nucléaire à scission«, rapport dont l’optimisme de la conclusion laisse rêveur:
-Pour autant, cette arme ne constitue pas une menace sécuritaire (…) compte tenu de la capacité de représailles. (…) Il convient de convaincre l’Iran de ne pas mettre au point une bombe nucléaire et de lui garantir, conformément au TNP, un usage pacifique de l’atome pour son développement économique et social.» Si les mollahs ne croient pas au père Nobel, nos élites, en revanche, ont su conserver la candeur de l’enfance.

Réfugiés exhortant Paris à boycotter le régime iranien
Conclusions zen d’un rapport alarmant
Jugeant en outre que «la menace d’un attentat utilisant des moyens de destruction massive est théoriquement possible», les auteurs du rapport, MM. Myard et Boucheron, précisent que «le seul choix d’Israël sera (…) d’entamer des négociations avec Téhéran, ne serait-ce que pour éviter le déclenchement occidental d’une guerre nucléaire». Non sans ajouter, rassurants : «il faut faire la part des choses.» Ouf.
**Selon un rapport publié mercredi













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