8 ans et déjà plus de dents : le VIH faiblit. Pour l’enterrer sous peu, d’après les chercheurs,
Judicieux conseil de l'Hôtel de Ville
Près du but
Si le vaccin n’est encore qu’en cours d’expérimentation, les thérapies simplifiées donnent en 2009 une espérance de vie équivalente à celle des séronégatifs. De 40 pilules par jour on est passé à 2 ou 3, avec moins d’effets secondaires (malgré une fragilisation exposant, par exemple, davantage aux cancers ou au HN1). Ne mourraient du virus, selon le Pr Molina, que ceux qui oublient leur traitement.
+ de dépistages
Traitées, les mères séropositives ne contaminent quasi plus le fœtus. En 2008, seuls 7 000 nouveaux malades ont été enregistrés en France, dont la majeure partie d’homo- et bisexuels (50%), et de migrants, concentrés en Ile-de-France et dans les DOM-TOM. Si les dépistages, encore insuffisants, étaient amplifiés, «avec des programmes multiples» en direction des plus exposés, et les traitements plus rapides, d’après le président d’Aides Bruno Spires, «la courbe épidémique s’effondrerait«. …Du moins au Nord, les 2 millions de nouveaux malades répertoriés en 2008 provenant – autre scandale, dénoncé par les «découvreurs***» du virus – dans leur immense majorité du Sud.
Un rapport sans risque
France Lert et Gilles Pialoux, les deux chercheurs auteurs du rapport, dénoncent une inertie de la communication. «Une véritable politique de dépistage» et d’information, de «réduction des risques», supposerait plus de moyens, mais surtout de savoir-faire, en particulier envers les marginaux du sexe (LGBT) qui devraient se prêter à un dépistage annuel, voire à des traitements préventifs. Inauguré aujourd’hui, ‘le 190′, situé boulevard de Charonne, offrira dès février une alternative à la prise en charge classique.
Un an après sa «découverte», et sa compréhension, les chercheurs s’accordent sur le peu qui reste à faire pour se débarrasser du virus. Rien ne remplacera le vaccin : ni la capote casse-ambiance, souvent refusée, ni la circoncision (qui limite les dégâts), ni l’abstinence. En attendant, les précautions restent de mise. Même si les gays, drogués et immigrés (sub-sahariens) sont la principale cible du virus, les autres en pâtissent aussi, soit directement, soit à cause de l’angoisse morbide qui s’associe depuis un quart de siècle au plaisir. Le regain de joie de vivre de nos sociétés en dépend peut-être.
*Cf. Libération
**Programme sur le site d’Aides
***Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier, Nobels 2008













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