ortes d’une identité scellée par des siècles d’épreuves, les familles juives en restant unies sont un cas à part,Les limites de l’homme-orchestre
Axelle Ropert n’évite pas le travers actuel des «auteurs» français, qui, non contents d’assurer mise en scène et direction d’acteurs, désirant maîtriser leur création de a à z, s’improvisent scénaristes, dialoguistes… et inondent les salles de films le plus souvent verbeux, à l’intrigue simpliste et faiblarde, calqués sur le réel sans l’indispensable transposition. N’est pas Rohmer ou Bressson qui veut. Un peu de modestie à l’américaine, un peu d’esprit d’équipe rendrait peut-être des couleurs au cinéma français.
Quand les mêmes «auteurs», convaincus de la nécessité de partager leurs anecdotes familiales avec le plus grand nombre, les portent à l’écran, l’ennui est l’agacement manquent rarement le rendez-vous.
Des huis-clos à hauts risques
Filmés avec amour sinon avec brio, les comédiens de «La Famille Wolberg», bons mais lambdas au physique comme dans l’attitude et le jeu, ne suffisent pas à compenser la pauvreté du scénario. L’exposé de leur conception des choses, banal et rabâché, nous accroche d’autant moins que le propos du film s’y résume : la famille avant tout pour le père, possessif mais le cœur collé aux lèvres (François Damiens); la bohème avant tout pour le frère auto-déclaré rebelle (Serge Bozon), l’indépendance avant tout pour la fille amoureuse (Léopoldine Serre)…
La mort, qui finit heureusement par rôder, sauve le spectateur d’un ennui fatal, ainsi que la jalousie, qui offre la meilleure scène au regretté Jocelyn Quirvin.














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