résent dans une multitude de produits et matériaux de consommation courante – bouteilles plastique, biberons,Une publication de l’Inra, mise en ligne cette semaine*, vient confirmer une partie du diagnostic.
La folie inhalée
La molécule, omniprésente dans les produits de consommation courante, s’en extrait «spontanément», à très faibles doses. Elle doit sa nocivité à une interaction avec des substances organiques actives sur les hormones androgènes ou thyroïdiennes. Ce qui peut expliquer qu’on ait tant tardé à la détecter (dans le sang, l’urine et le liquide amniotique). Ce qui éclaire aussi sur la recrudescence ou la nouveauté, en pays «développés», de certaines maladies, comme la stérilité ou les cancers du sein et de la prostate, mais aussi les affections neurologiques ou la violence pathologique.
Les rats soumis à l’action du BPA auraient en effet manifesté des changements de comportement significatifs, allant de l’agressivité maternelle à la perte de capacités motrices, exploratrices, ludiques… Une défaillance des interactions sociales, causée par l’impact du BPA à faible dose sur le neurotransmetteur souvent incriminé dans l’autisme : la dopamine, devrait constituer une piste pour les chercheurs.
Rançon de la modernité
Aux lésions précancéreuses, aux perturbations endocriniennes et métaboliques, s’ajoute, selon l’étude, à l’actif du BPA une «perméabilité intestinale» favorisant rétention d’eau et maladies inflammatoires. Le fœtus, non préservé, y perdrait de ses défenses immunitaires.
La société du gaspillage le paierait-elle de sa santé? Même en vivant «sainement» on reste exposé à l’air et à la poussière où s’introduit la molécule. Des experts de Copenhague prédisent un retour au mode de vie ancestral, avec des produits de meilleure facture, plus chers mais réparables et pérennes. La solution?
*Par le laboratoire Neurogastroentérologie et Nutrition de Toulouse, sur le site du National Academies












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