une étincelle près la comédienne-auteure Rayhana devenait la énième martyre beur de la condition féminine importée. Ceux qui ont tenté de la faire définitivement taire,Rescapée de l’agression, elle est remontée le soir même sur les planches, à la Maison des Métallos*. Ne serait-ce que pour saluer ce courage, et pour soutenir un combat mené par les seules filles de l’immigration contre des pratiques dont elles pensaient naïvement que la République les protégerait, il faut aller voir «A mon âge, je me cache encore pour fumer**».
Une liberté de ton qui ne va plus de soi
La pièce de Rayhana, jouée par elle et 8 autres comédiennes, a pour décor un hammam algérien, où ces interdites de grand jour que sont les musulmanes raillent gaiement la religion et les mœurs qu’elle implique, dont en particulier la soumission forcée aux hommes du clan. L’une d’entre elles fuit un frère, candidat au crime d’honneur, qui aura peut-être inspiré les incendiaires…
Ces derniers ont été arrêtés. Reste à espérer que leur obéissance à une «culture» qui les dépasse (et qu’on se gardera de «stigmatiser», vu ce qu’il en coûte) ne pèsera pas en leur faveur, mais plutôt en celle d’un retour au pays. Ou au diable.
Manifestation de soutien samedi 16 à 17 h 30 devant le théâtre* (situé en face d’une mosquée intégriste!)
*Site de la Maison des Métallos, 94, rue J-P-Timbaud, Paris 11e, métro Parmentier ou Couronnes














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