ne surdité irréversible guetterait la nouvelle génération. Au son du MP3, récemment dénoncé* (dans le désert),Responsable : la compression du son, expliquée samedi 16 janvier au Palais de la Découverte, et en régions du 18 au 24 janvier**.
Ce procédé mal connu (à ne pas confondre avec la compression de la taille du son) consiste à relever en studio les niveaux sonores, en supprimant ces «respirations» pour l’oreille que constituent les écarts entre sons forts et faibles, nécessaires à son repos. L’amplitude du niveau sonore, observable en comparant les spectres d’un sonomètre, se révèle alors tassée et linéaire, mais le but est atteint : surpasser les bruits ambiants, pour que même dans le métro la bulle de l’auditeur-zombie reste hermétique.
Mauvais pour le son, dangereux pour le corps
Méprisé par les mélomanes, le principe a gagné depuis quelques années le reste d’une population moins exigeante, mal informée, et emportée par l’habitude. De toutes les radios françaises, seule Radio France refuse l’excès de compression, plus attachée à la qualité du son qu’à sa force. Les concerts retransmis sur France-Musique ou France Inter restent, de ce fait, proches de l’original. Mais Skyrock, RTL ou Europe 1 peuvent être suspectées de posséder des parts chez les fabricants de prothèses.
D’abord auditives, les séquelles en impliqueraient d’autres, sur la voix qui aurait tendance à se percher (témoin le niveau sonore des dialogues aux sorties des collèges), mais aussi sur le tonus. Les plus exposés à ce type de son consulteraient davantage pour cause de fatigue.
Semaine du son : «Pourquoi jouer et écouter toujours plus fort» -journée du 16/1
*»Les baladeurs MP3 accélèrent le vieillissement de l’oreille interne» (Figaro)














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