e squat le plus populaire et médiatisé de l’histoire aura-t-il vécu la semaine prochaine, comme l’a décidé hier la justice?ne s’y résolvent pas plus qu’aux 25 000 euros de «dédommagement» réclamés (en plus des loyers). Ils ont réuni ce matin dans la petite cour, côté Birague, un nombre appréciable de journalistes pour annoncer leur mode d’action. A la conférence de presse on a préféré un aparté avec deux des squatteurs.
Le squat ou l’abandon des études
Rappelons que l’hôtel, acquis en 1965 par une originale aujourd’hui sous tutelle, est à l’abandon depuis 1996; au point que nulle effraction ne fut nécessaire pour s’y installer, le 30 octobre dernier, au su d’un voisinage bientôt gagné à la cause de ces étudiants acculés à l’expédient par les loyers insensés, la disparition des «chambres de bonne», l’absence de structures adaptées.
Illégalité de l’expulsion
-Comment comptez-vous vous y prendre pour rester?
-Les termes de la décision sont bizarres : en plus des «dommages et intérêts» on nous réclame 3400 euros par mois, non à titre de loyer, mais d’ «indemnité». Indemnité pour quoi? Notre occupation n’a lésé personne… Ce que nous allons proposer, c’est de payer cette somme jusqu’en juin, à titre de loyer.
-Pas trop lourd, 3400 euros?
-Nous sommes 30. Nous ne refusons pas de payer un loyer : c’est le taux des loyers actuels qui est démesuré.
L’avocat de Jeudi Noir, l’association militante pour la réquisition des logements inoccupés, va s’adresser à cet effet à la mairie et à la Préfecture, qui trouveront là l’occasion de prouver la sincérité de leur sympathie, déclarée en novembre, pour l’opération et pour ces garçons et filles soucieux de ne pas dégrader l’endroit, de terminer leurs études, dérangeants à force d’être exemplaires.
Leur choix du lieu, la connaissance de leurs droits, leur sens de la communication disent assez leur efficacité et leur détermination. Si les forces de l’ordre interviennent, comme le suggèrent la justice et les ayants droit de Mme Cottin*, dans les dix jours manu militari, ce ne sera pas dans le consensus. Nous serons certainement très nombreux à nous opposer à une descente dont les intéressés soulignent – encore une aberration – qu’elle serait incompatible avec les termes mêmes de la décision:
-Il y est stipulé que nous ne sommes expulsables qu’à la condition d’être relogés…
Une fête sur place, ouverte à tous, clora le délai accordé le mardi 26 janvier à partir de 20 heures. Vin chaud sur place. Apporter de quoi l’accompagner.
*La propriétaire destituée de ses droit comptait faire de l’hôtel une fondation d’étude de langues orientales. Rappel















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