ls envahissent par dizaines de millions Paris et sa couronne, mais aussi, et à nombre égal, Lyon ou Marseille,Motifs : le froid, mais aussi l’interdiction récente des poisons et pièges les plus efficaces, par souci écologique et humanitaire.
Trois cas de leptospirose
Le dilemme s’annonce cornélien à l’ouverture du 34e congrès du FNE, qui entend relancer par la voix de Jouanno l’esprit du Grenelle et «le combat contre l’écolo-scepticisme». Car, si le rongeur est respecté pour son esprit d’équipe et une capacité d’adaptation qui pourrait en faire le dernier survivant de la planète, il est aussi porteur d’une bactérie hautement transmissible à l’homme, principalement par l’urine : le spirochète, qui provoque la leptospirose, maladie pas toujours mortelle mais induisant fièvre, douleurs musculaires et viscérales, jaunisse, méningite… Trois cas ont été signalés la semaine dernière à Marseille.
Une chasse à mains nues
Or les substances contenues dans les poisons assez puissants pour avoir raison des rusés nuisibles sont désormais «interdites à l’épandage, par souci de dépollution des sols» et… décision du Grenelle de l’environnement.* Restent les pièges ancestraux, décoratifs, nargués par ceux dont l’intelligence et la mémoire nous en remontrent, la SPA ayant eu gain de cause contre les seuls à avoir prouvé quelque efficacité.
A la Préfecture on rappelle, en vain, l’interdiction de jeter de la nourriture à ciel ouvert, même à l’intention des pigeons, et les articles 119 et suivants du règlement départemental qui font devoir à quiconque note la présence de rongeurs de s’activer à leur éradication… avant que le rapport de forces ne s’inverse.














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