’affaire de la conductrice en niqab ayant écopé d’une amende révèle au pays stupéfait la pratique sur son sol de la polygamie. Tout étonnés que le camouflage ne recouvre pas un spécimen de féministe affirmé,Une des «questions orales» de l’Assemblée, reproduite au Journal officiel de 1998, faisait état du scandale que constituaient les congés parentaux et autres allocs octroyés aux polygames à chaque naissance issue de chacune de leurs épouses. Lors des émeutes de 2005 l’académicienne Hélène Carrère d’Encausse réitérait, impliquant le phénomène dans les déficiences éducatives. L’an dernier un rapport de Sonia Imloul dénonçait en chiffres précis et inquiétants la pratique et les conditions de vie qui en découlent pour les enfants comme pour leurs mères respectives, contraints à une cohabitation infernale.
Haro sur les harems
Heureux effet secondaire de cette première interpellation – causée par la restriction du champ visuel de la conductrice – : nos pouvoir et contre-pouvoir, s’ils persistent dans leurs dissensions y compris internes sur la tenue, s’accordent en revanche pour déclarer les harems indésirables en France. Cela malgré le verset 3 de la sourate an-Nissa (n°4)* qui, pour les croyants, prime la loi séculière.
Quant à ce qui les divise sur l’éradication du costume, que tous disent souhaiter, ce serait pour les uns (dont M-G Buffet, hostile à la loi) la crainte d’exciter les intégristes, pour d’autres (dont Manuel Valls, favorable), celle de les voir tester par paliers les limites de la tolérance républicaine. Face à des autochtones qui se torchent publiquement avec leur drapeau, on ne voit pas ce qui les retiendrait.
(Et pendant ce temps, dans les pays musulmans, des femmes risquent leur vie pour se dépouiller du linceul : admirateurdilem)
*D’après Oumma.com
28/4, ajout. Lire sur Courrier international, l’article d’une Palestinienne, réfugiée en Norvège, qui se termine ainsi : Ce qu’il y a d’étrange dans tout cela est que nous sommes dévorés par le désir que l’Occident nous ouvre les bras et nous accueille, mais que nous rejetons aussitôt sa culture et refusons de nous y intégrer.














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