oup de théâtre au PS, à trois jours de l’ouverture des débats sur le voile intégral : jusqu’ici opposé à l’interdiction totale (malgré Valls et deux-trois autres «islamophobes»),Ce sera une loi Burqa & Cie. Pas question de «stigmatiser celles qui ont librement choisi» d’afficher la honte de leur sexe et leur soumission à l’autre. Le texte qui sera débattu en séance publique concernera l’interdiction de «la dissimulation du visage dans l’espace public» – tout l’espace : rues, squares, boutiques de luxe fournisseurs des harems touristes…; toute dissimulation : masques de la comedia dell’arte (plus de spectacles de rue), bandages post-opératoires, casques en plexiglas fumé…
Encore faudra-t-il, à l’issue du vote, attendre l’aval du Sénat, et se passer de celui du Conseil d’Etat – dont les mystérieux «sages» ont d’ores et déjà exprimé leur désaccord – et du Conseil européen.
Fin d’un laxisme suicidaire à gauche?
Courage ou calcul du PS, peu importe. La bonne nouvelle est qu’une alternance en 2012 – option rendue crédible par la volte-face du parti – ne sera pas synonyme de retour à la case départ. Le persistant paradoxe d’une gauche tolérante envers l’oppression quand il s’agit de celle des femmes (détail jugé insignifiant par rapport à d’autres enjeux), face à une droite plus prompte à s’en indigner (sincèrement ou non), aurait pu «se payer dans les urnes», comme le notait hier Sihem Habchi (NPNS).
L’indispensable relecture des textes
La loi (on l’espère) votée, ratifiée, puis appliquée, restera à s’attaquer au gros de l’enjeu, et au plus délicat : expurger de leurs archaïsmes les textes fondateurs. Pas moins de 250 versets répertoriés (voir la vidéo de Michel Onfray) à mettre au diapason de la Constitution et des droits de l’humain y compris non musulman, y compris femelle.
Le hic majeur étant que, dictés par Dieu en Personne – incréés -, lesdits textes ont cette particularité de rester par principe intangibles, et que, sauf à obtenir Sa permission, ou la version rajeunie d’un prophète plus rock que l’ancien, il faudra s’en passer pour les corriger, ce qui causera plus de grabuge qu’un pied-de-nez aux «sages» d’une Europe assoupie.
Le 1er projet de loi fut déposé en 2006 par J.-J. Myard (UMP)














J’espère qu’on poursuivra également les Pénitents !
http://www.leprogres.fr/fr/article/426577/Penitents-blancs-dans-les-coulisses-de-la-procession.html
Ces types sont des dangers publics avec leurs bâtons pointus.