otée aujourd’hui, sauf extraordinaire puisque les réticents ont résolu de s’abstenir, la loi prohibant «la dissimulation du visage dans l’espace public» confirme au cours de ses derniers jours de débats le malaise de la gauche et son impuissance à défendre des valeurs qu’elle persiste à dire siennes.Alors qu’Alliot-Marie défendait un texte des plus mesurés, des plus consensuels quoique féministe (se fendant même d’un hommage – excessif – à l’islam qui n’imposerait pas le masque), et plus soucieux de pédagogie que de sanction, le vert Mamère n’aura vu de l’affaire qu’une diversion visant à occulter, par le biais du bouc émissaire, les «vrais problèmes», «ceux qui intéressent les Français», à savoir, exclusivement : la fraude de Liliane Bettencourt, le chômage ou le report de l’âge de la retraite. Des sujets, comme on peut le vérifier chaque jour, jamais évoqués, enfouis, cachés au peuple qui n’y répond par nulle manif puisqu’il n’en sait strictement rien…
Identité nationale et droits des femmes, même combat pernicieux?
Pour Mamère (qu’il est bête, celui-là!*), le débat est dans la logique de cette saleté d’identité nationale. Une identité, si elle se fonde sur le respect et l’égalité des sexes, dont il ne devrait pourtant pas avoir à rougir? Sur quoi se base le roi du poncif pour affirmer que les citoyens se moquent de côtoyer des prisonnières, volontaires ou contraintes? S’est-il livré à un sondage perso, hors ghettos?
Glavany : «Vive la loi qu’il ne faut pas voter!»
Un second numéro, moins convenu, plus clownesque parfois, fut du SRC Jean Glavany. Etait-il à jeun? Après une bienvenue diatribe, inspirée d’Elizabeth Badinter, contre l’insulte à l’autre que constitue la dissimulation du visage dans une société aspirant au «vivre-ensemble», après un rappel de ce que subissent les femmes en pays musulmans, après l’éloge d’interdictions «qui ont fait progresser les droits et libertés» et «qu’on peut décréter sans complexes», il déclarait en conclusion que… «voter cette loi serait courir au désastre» compte tenu de l’avis négatif du Conseil d’Etat. Et s’offusquait ensuite d’être conspué par ceux qui la voteront.
Un point sur l’i de loi naturelle
Jean-François Coppé, que ce soit par mégalomanie comme le prétend Glavany, par diversion comme l’affirme Mamère (mais qu’il est b…), ou pour toute autre obscure et hypocrite raison, soumettra – c’est l’essentiel – le vote au Conseil constitutionnel «afin de clore les polémiques»… et de tester les limites de la lâcheté de l’opposition.
Après quoi ce sera au Sénat d’entériner la loi, à la rentrée. Six mois de «pédagogie», et l’interdiction sera effective en 2011. A l’encontre des auteurs de pressions, qui pourront écoper quant à eux de 30 000€ d’amende et d’un an de prison, elle sera immédiatement effective.
Morceaux choisis des dernières prestations (3 mn 20):
*«Mamert, mais qu’il est bête celui-là!» («Le Petit Nicolas» - Goscinny/Sempé, Livre de poche, 6,80 €)














Réconfortante, la VRAIE socialiste Yvette Roudy, quand elle répond aux Mamert (kilébête) et autres sur l’insignifiance du symbole :
«Les fondamentalistes ne sont pas fous. Ils commencent fort intelligemment par la burqa (…) mais ensuite ils demanderont des temps de piscine distincts, des classes séparées. Ce sera l’apartheid .»
Ces demandes sont, soit déjà satisfaites, soit en cours. Halte à l’islam!!!!