’ordination des unes donnerait pourtant un coup de frein aux sévices des autres, plus représentés dans la gent masculine. Mais Benoît XVI réitère le refus catégorique de l’Eglise,Contrairement à la chasteté forcée, qui ne date que de quelques siècles, et œuvre de nos jours à réduire le clergé catholique à une peau de chagrin, quand ce n’est pas à en faire l’objet du scandale, pourquoi l’immémoriale exclusion des femmes de la prêtrise et de ses divers échelons ne parvient-elle pas à nous choquer? Habitués à 2000 ans du folklore qui pour certains demeure une foi, nous voyons le prêtre, l’évêque, les enfants de chœur comme un portrait hérité, une pièce de théâtre en costumes immuables, familiers, plutôt que comme des acteurs influents de la vie sociale.
L’ambition déçue des candidates nous étonne. Elle révèle, à une période et dans une partie du monde où presque tout s’ouvre à celles qui cumulent énergie et talent, qu’il en existe pour qui l’épiscopat représente un idéal. Et précisément alors que ce dernier voit son influence diminuer… (un point confirmant sans doute Benoît XVI dans sa fermeté).
Féminiser une fonction, c’est la dévaloriser, dans un premier temps, surtout en pays latin. Un vieillard ne s’y résoudra pas, même pour colmater les brèches; mais les futurs papes, et sous-papes, d’avoir grandi et étudié dans la mixité, changeront d’avis. C’est déjà le cas en Grande-Bretagne, où des «female bishops» sont sur le point d’être ordonnées – et excommuniées. Iront-elles en Enfer? Ne tirons pas sur l’ambulance.














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