ersonne pour accueillir à sa sortie de prison Saber Mohammed, condamné il y a 4 ans pour son affiliation active à al Qaeda-Anvers : pas même Bruxelles,Seuls les Etats-Unis sont preneurs, mais là, c’est Saber qui refuse l’invitation.
Débouté de sa demande d’asile à son arrivée en Belgique en 2000, le terroriste s’en sera passé pour sévir six ans durant au sein d’une cellule anversoise en liaison avec de hauts dirigeants d’al Qaeda, dont Khalid Sheikh Mohammed, l’un des organisateurs du 11-Septembre. Une dizaine de GSM en sa possession, une correspondance téléphonique intense avec le Pakistan auront fini par éveiller les soupçons.
Inexpulsable
Mais Saber Mohammed n’est pas belge. Sa demande d’asile, réitérée à sa sortie de prison, lui est refusée (l’hospitalité, même wallonne, a des limites). Pas question pour autant de le renvoyer en Irak où le pauvre risque «de mauvais traitements»; ni aux Etats-Unis, qui pourraient s’aviser de le juger. Lui-même aurait menacé, en cas d’expulsion, d’en référer à la Cour internationale des droits de l’homme de Strasbourg.
Un cas non isolé
Une assignation à résidence agréerait l’homme et la justice, mais pas les riverains de Meerhout, mis au courant par la presse. Pourtant le voisinage n’aurait sans doute été que provisoire, d’autres jihadistes assignés à résidence ayant déjà pu s’échapper pour gagner les terres d’asile de leur choix.
Le casse-tête n’en est qu’à ses prémisses, l’accueil belge ayant fait du pays le premier QG européen d’al Qaeda*, devant l’Angleterre.
*Voir «Malika el Aroud-Obeyda : 7 ans de tranquille jihad«
D’après La Libre Belgique














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