a pression internationale a eu raison de la sentence initiale des barbus : Sakineh Mohammadi Ashtiani ne sera pas lapidée. Elle sera … pendue. Ce mouvement de «clémence», s‘accompagne d’une traque des informateurs : enfants, avocats, proches de la condamnée subiraient depuis cette décision interrogatoires et pressions destinés à leur faire cracher le nom de leurs «complices».
Serait retenue, pour justifier la pendaison, l’accusation de meurtre du mari, pourtant abandonnée lors du procès, mais induisant la pendaison (la stoning death restant réservée aux relations hors mariage). Un petit arrangement pour complaire aux délicats infidèles?
Seul sujet de perplexité des juges : Qui a cafeté?
Inutile, on le voit, de se faire d’illusions sur la portée moralisatrice de ce rappel aux droits humains, initié par les enfants de la prisonnière, leur avocat (volontaire) et un mouvement anti-lapidation, et relayé par la presse surtout britannique. On ne prive pas de leur seule distraction – leur partie de pétanque – des conservateurs pour lesquels le reste du monde est diabolique. Sakineh Ashtiani, «interrogée» depuis en permanence, le paie de ce qui lui restait de repos dans sa cellule de Tabriz. Son avocat, Mohammed Mostafaiei, devra «clarifier la situation», à ses risques et périls, tandis que Sajad, auquel sa mère a pu s’adresser par téléphone pour la première fois depuis quatre ans, est averti que, s’il persiste à inonder les médias étrangers de sa lettre ouverte et d’une photo désormais aussi connue que celle de Neda, il sera neutralisé.
Une seule solution : la pression
Sakineh connaîtra son sort, d’après le Guardian, dans les vingt prochains jours. En attendant, malgré ce qui pèse sur eux pour avoir osé révéler au monde la réalité d’une pratique prétendument abandonnée, les proches du dossier invitent le monde à redoubler une pression seule à même, disent-ils, de faire plier les juges. Les 120 000 signatures qui ont permis le sursis ne doivent être qu’une étape.
Une série de manifestations, initiées par Iran Solidarity, sont prévues pour ce samedi 24 juillet. RV
Si vous avez manqué le début : «Sakineh lapidée à mort cette semaine, sauf…»
D’après le Guardian














Laissez un commentaire