ffectives dès ce mardi, les mesures votées par l’UE contre l’Iran en sanctions de l’opacité persistante de son programme nucléaire sont perçues par le régime comme une marque d’hostilité lourde de conséquences. Elles «[sa] «détermination à (…) poursuivre son programme nucléaire pacifique».
Un «programme pacifique» dont la commission internationale dépêchée sur place en décembre 2008 disait avoir «acquis la certitude qu’il a des visées militaires»*. A qui se fier? Les plans d’armements nucléaires obtenus par la filière pakistanaise, le programme de miniaturisation de la bombe découverts alors et depuis ne sont-ils que prétexte aux arrogants Occidentaux pour imposer leur croisade?
Des sanctions demandées de longue date par les opposants iraniens
Au grand soulagement de la diaspora réfugiée politique, et des milliers d’opposants muselés, le transfert de nos technologies, par lesquelles le pouvoir islamique flique via l’Internet, emprisonne et exécute, cesse donc aujourd’hui. (Reste à espérer que l’équipement obtenu au cours de ces années de sommeil occidental n’auront pas suffi au régime à se doter de ce qui lui manquait pour sévir davantage.)
Cesse aussi l’aide européenne au raffinage du brut et à la liquéfaction du gaz. Les contrôles portuaires et maritimes seront renforcés; les transactions financières, réduites, voire annulées avec certaines banques. Privations de visa et gels d’avoirs frapperont les gardiens de la Révolution.
Menaces en retour
Ces mesures, «condamnées» et perçues «comme un nouveau pas dans la politique d’hostilité de l’union européenne à l’égard de l’Iran«, sinon par le peuple, par ses «Gardiens», auront donc, selon ces derniers, «des conséquences négatives». Deux attentats de grande ampleur par an sont déjoués en France par les services antiterroristes**, assez habiles pour nous avoir en ce siècle épargné le sort de nos voisins. Le dernier fait d’armes des preneurs d’otages islamistes a montré que faire profil bas face à leurs menaces ne limite même pas leurs méfaits.
**Selon, entre autres responsables, J.-L. Bruguière (C dans l’air, 25/7)
Dessin emprunté à politique.com














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