
L’astuce américaine a consisté à intercaler entre chercheur et patient un miroir posé sur une table de sorte que le second ne pût voir que cette main, déformée, l’autre restant cachée.
Induire le cerveau en erreur
Mettons que ce soit la droite. Intervient alors dans le dos du cobaye un praticien qui à son insu présente au miroir sa propre main gauche, et l’actionne, invitant le patient à imiter ses mouvements de son autre main non visible, toujours cachée sous la table.
C’est ici que le cerveau du malade se fait prendre. Confondant la main saine du chercheur avec celle du corps auquel il est affecté, il «réévalue» la douleur à la baisse. Cela en quelques minutes, sans frais excessifs ni effets secondaires.
Les sceptiques condamnés à endurer
C’est par dizaines de millions que l’Europe – avec son accès privilégié au grand âge – compte les victimes de cette affection, invalidante à force de douleur et de déformations. La recherche menée par le Pr McCabe et son équipe tendrait à prouver que la gêne provient plus de la perception qu’en a le cerveau que des articulations proprement dites. Les sceptiques auraient échoué à soulager la leur.
D’après le Guardian












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