e plus décomplexé de nos politiques s’en était vanté dans un livre d’entretiens paru au Seuil :Il suffit de demander le permis de construire non pour un lieu de culte, mais de culture : une salle polyvalente, pour préciser la formulation, avec échanges, bibliothèque, informations…
En fait d’informations, on s’en tiendra à celles qu’aura données Allah à son prophète (se reporter au Coran, qu’on y apprendra en v.o., dans une madrassa sans livres profanes). Il n’y aura pas de mosquée, grand Dieu non, mais rien n’empêchera de réserver une salle pour y prier, les femmes cachées du regard des hommes, et pour y inviter aussi souvent qu’on voudra un imam, lequel une fois sur place pourra avoir envie de prêcher…
C’est ainsi qu’est née la mosquée de La Paillade, à Montpellier. Et c’est pour être née de la sorte qu’elle vient de fermer, sur décision du Conseil d’Etat, du moins jusqu’aux municipales.
Mélanger laïcs et musulmans : le casse-tête des élus
La mairie (PS) s’est pourvue en cassation, tandis que les conseillers municipaux (UMP) à l’origine de la protestation demandent qu’on restitue à la population le million d’euros investi. Mais nul ne veut la destruction ni la réaffectation de la salle.
Pour les uns, le prétexte est celui des collaborateurs de tout temps: limiter les dégâts en faisant soft ce que feraient de toute façon, en pis, les malintentionnés. Les autres, en ne faisant que geler le lieu, cherchent à s’épargner l’ «accusation» d’islamophobie.
Les fidèles, quant à eux, voudraient racheter la mosquée, car «l’islam ne regarde que la communauté.»
Dessin extrait de Persépolis,
de Marjane Satrapi



























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