l a donc fini par sortir, le court docu néerlandais du «populiste» «d’extrême droite»
Il aura fallu un certain culot au député pour braver les habituelles menaces de mort, parfois suivies d’effet, des fondamentalistes, mais aussi l’opposition de son gouvernement qui, voyant avec épouvante se profiler une nouvelle affaire «des caricatures», s’était officiellement désolidarisé de l’auteur en lui refusant sa protection en cas de retombées.
Hélas, le culot n’aura pas suffi. Fitna, maintenant en ligne, n’est qu’une accumulation de photos peu parlantes, avec en fond sonore, inlassablement répété comme un slogan, cet extrait du Coran : «Le paradis est à l’ombre des épées«, et ce commentaire : «L’islam n’est pas qu’une foi, il est une loi» (la charia)«.
Savoir «interpréter»
Il y avait pourtant fort à dire, et Anne-Marie Delcambre, qui prête sa voix à la version française, le sait d’autant mieux que, professeur d’arabe, elle a beaucoup publié sur le sujet*, et donné des cours sur une radio canadienne à seule fin de permettre aux profanes de lire dans le texte ce Coran dont on nous répète à l’envi qu’il n’est qu’amour pour qui se donne la peine de l’ «interpréter».
Mais comment interpréter, par exemple : «Si vous craignez la désobéissance de vos femmes, battez-les« (aux échecs?); «Si quelqu’un s’écarte de la religion, tuez-le» (virtuellement?); «Ne prenez pour alliés ni les juifs ni les chrétiens«…; et tant d’autres versets, sourates et hadiths homophobes, iconophobes, viniphobes si clairement exprimés qu’on voit mal, avec la plus consensuelle et la moins facho-populiste des volontés (qualificatifs qu’on accole à Wlders, et en général à ceux qui dénoncent les abus de l’islam) ce qu’on pourrait leur faire dire d’autre que ce qu’ils disent. N’en déplaise aux «offensés».
On n’est pas responsable, parce que né musulman, de ces textes «transcrits» il y a 16 siècles d’une parole soi-disant divine. Mais il faut pouvoir y échapper, ce qu’ils interdeisent aussi. Que les apostats soient condamnés à une vie de cavale, voilà qui devrait soucier les politiques de tout bord et leur faire demander aux théologiens de plancher sur ce livre pour l’expurger de ce qui est cause d’une Fitna (discorde) qui sans quoi risque de durer. Qu’ils en fassent un bon film. Et que l’on puisse évoquer Voltaire, Dante, Mozart ou Chateaubriand sans craindre de «blesser»… ni de le payer de sa vie.
* L’Islam, L’Islam schizophrène, L’Islam des interdits, Desclée de Brouwer













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