De nos cailloux frottés/Il sort des étincelles/La lumière en peut naître/Et nos grands érudits/Ne nous ont éclairés/Qu'en étant contredits / Voltaire

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février 2010
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Sous la burqa, le désert

Faïza M. s’est vu refuser la nationalité française au motif qu’elle a adopté, au nom d’une pratique radicale de sa religion,
un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment le principe d’égalité des sexes

sous la burka (burqua) le désert.

C’est une première en France : une Marocaine salafiste, mariée à un Français et mère de trois enfants, déboutée pour cause de religion pratiquée de façon rigoureuse, et de tenue vestimentaire peu adaptée au style de vie qu’impose une société moderne.

Mme M. n’y comprend pas plus qu’elle ne peut y voir à travers la fente de sa burqa. Au Maroc elle allait tête nue; mais son mari, fondamentaliste appartenant au courant qui prêche un retour au mode de vie dicté par le Prophète, lui choisit ses robes depuis leur arrivée. Au cours des interrogatoires préliminaires à la demande, la commissaire du Gouvernement, Mme Prada-Bordenave, a pu constater que la pauvre n’est au fait ni de la laïcité ni du droit de vote. Recluse, coupée de la société, «totalement soumise aux hommes du clan, (elle n’est) pas même effleurée par l’idée de contester cette soumission.»
-Elle n’a jamais cherché, rétorque la défense, à remettre en cause les valeurs de la République». Encore faudrait-il, pour les accepter ou les refuser, en connaître les principes!


Réveil salutaire du Conseil d’Etat

Jusqu’à présent le concept de religion, le seul fait d’en prononcer le nom faussait les cartes. On ne peut que se réjouir de cette décision qui obligera un mari – ayant tout de même à y gagner – à laisser sa femme découvrir l’environnement avant de réitérer son pourvoi. Le salafiste avait cru faire annuler un précédent décret, daté de 2005, en laissant la sienne apprendre le français et en acceptant qu’un homme l’accouche. Ceux qui pensaient continuer à si bon compte à se moquer de nos acquis vont devoir réviser. Les symboles sont faits pour être décryptés. Reste à espérer que le MRAP, roi des faux culs en la matière, ne cherchera pas à mobiliser sur un sujet qui fait de moins en moins de dupes. On a vu que, quand la justice tient bon, les fondamentalistes préfèrent s’adapter.

Sinon, pour répondre à l’hypocrisie sur un même registre, on pourra toujours invoquer la trop belle cache d’armes que représente pour un malfrat ce costume qu’on n’aimerait voir que dans les châteaux hantés…


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12 commentaires pour “Sous la burqa, le désert”

  1. Comment évaluer une pratique religieuse excessive?
    Vous semblez saluer la décision du conseil d’Etat, comme si elle allait permettre à cette jeune femme de s’ouvrir au monde en attendant le pourvoi. Il s’agit sans doute d’une touche d’ironie, car je ne vois pas bien ce qu’il peut advenir de bon d’une telle décision;
    Même si dans ce laps de temps cette femme était laissée plus libre par son mari, (on peut en douter), on risque bien plutôt d’assister à un bourrage de crâne jusqu’au pourvoi.
    Ainsi, cette jeune femme va apprendre, comme un jeune élève en éducation civique, les fondements de notre chère République…
    Et puis après?
    Je vois plutôt dans cette décision de justice l’influence de la politique du gouvernement.
    J’aimerais également qu’on m’explique comment il est possible d’évaluer une pratique religieuse excessive…

    Reply to Jean D.

  2. Toujours ce prêche pour la tolérance…
    … pour la tolérance et à la condition, nécessaire mais suffisante, qu’elle vienne d’ailleurs: voilà sous quelle lâcheté et quelle hypocrisie se voilent ceux qui nous sommes d’accepter ces ignominies! alors oui, pour une fois qu’un juge fait état d’un peu de courage et de sens commun, saluons-le! Halte à la tartufferie et à la bobomanie ambiantes!
    Avec les arguments (???) de Jean Dumas bienvenue à la lapidation en terre de Voltaire et de Cyrano… si le coeur vous en dit il existe quantité de paradis exotique pour ces réjouissances.

    Reply to ferrailleur

  3. Une « pratique religieuse excessive », M. Dumas, le salafisme en donne un bel exemple en condamnant entre autres les femmes à la réclusion et à la soumission. L’édito du « Monde », que je découvre après avoir posté ceci, tout en reconnaissant « la complexité de la société française », admet avec le Coneil d’Etat que « la burqa est un symbole majeur pour les musulmans les plus militants et minoritaires, qui revendiquent une pratique extrême de leur religion; un symbole de ségrégation (…) inacceptable du statut d’infériorité de la femme dans cette conception de l’islam ». C’est l’avis de tout observateur honnête.
    Quant à cette femme, lui donner « comme à un jeune élève » des rudiments d’instruction civique me paraît plus sensé que de la cloîtrer à vie dans l’ignorance servile où elle est encore. Des associations existent pour l’aider. Que ce soit « la politique du Gouvernement » m’importe peu. L’important est de savoir qui doit s’adapter à la culture de l’autre. La moindre des règles est de se plier à celles de la société où l’on sollicite d’être admis.

    Reply to Julie P.

  4. Qui veut s’ »assimiler » commence par respecter son hôte
    Cher Monsieur,
    1- cette femme est forcément une victime. (encore une fois elle ne s’accoutrait pas ainsi dans son pays).
    2- Il existait un droit « coutumier » qui se traduit aujourd’hui par « atteinte à l’ordre public » dont on abuse tant pour mettre en prison de présumés innocents. Les traditions font partie de l’art de vivre. On peut comme le reste, les contester tout en les respectant. Hors c’est leur évolution intérieure qui forme l’âme d’une société, pas leur abandon au profit de coutumes importées, surtout dans ce qu’elles ont de plus blessant pour la conception que nous nous faisons de la dignité.
    3- La comparaison avec les carmélites et les jésuites est parfaitement dérisoire.
    Les premières, martyres, observent les règles du Carmel et vivent en autarcie, n’imposant à quiconque que je sache l’exhibition de leur sacerdoce. Je n’en n’ai jamais vu marchant à 5 pas derrière un barbu autoritaire et triomphant, comme cela m’est arrivé encore il y a quelques jours. (Désolant et honteux spectacle).
    Quant aux jésuites, vous ne savez pas de quoi vous parlez : ils portent col roulés et ne négligent pas (j’en connais) à « fréquenter » en privé sans trop se cacher.
    Et quand bien même ??? vous parlez là de religieux ! un Pope ou un prêtre hindouiste qui prêche l’amour sans prosélytisme agressif n’a rien à voir avec des gens qui veulent braver nos lois et nos coutumes. Je n’ai pas trace de jésuites, hindouistes, protestants, qui exigent des piscines réservées aux femmes, qui préfèrent voir mourir leur femme plutôt que de la laisser accoucher par un homme, ou dont les lieux de prières sont la tribune du Jihad.
    Enfin à quoi bon pratiquer un amalgame artificiel en allant chercher à la loupe déformante, et au risque de ridicules confusions, des cousinages risqués dans nos mœurs. A quel pays les imposons-nous ? Savonarole est mort et enterré depuis longtemps. Qu’il brûle où il veut. Ignorez-vous que l’islam, pratiqué par les « intégristes » est une religion de conquête, à qui « Bush le simplet » a fait cadeau d’un territoire grand comme l’Irak ?
    Si notre malheureuse souffre de « malaise identitaire » quel charme trouve-t-elle donc à nos contrées dépravées et intolérantes ? D’autant que le Maroc est une terre où il faut bon vivre et depuis très longtemps en bonne fraternité (bien que menacée par les zozos barbus). Je vous conseille à ce propos Essaouira, où durant des siècles, juifs chrétiens et musulmans ont cohabités sans heurts et sans provocation, et qui, anecdote, fut un temps la destination de quelques figures « hippies » des années 70.
    Si la France pêche, c’est par excès de compassion pour ceux qui ignorent jusqu’à ce mot et qui viennent ici en territoire conquis. L’ –assimilation- a très bien fonctionné durant des siècles avec des personnes de toutes origines et qui n’avaient pour s’intégrer à notre mode de vie que leur courage, leur persévérance et un semblant de gratitude. Pas de voitures brûlées que je sache en quartier chinois ou rue des Rosiers…
    Nos « fous de Dieu » se sont depuis longtemps calmés, aussi bien que nos bouffe-calotte.
    Je ne crois pas venu le moment d’abdiquer face à des pratiques qui feraient passer l’inquisition pour une aimable plaisanterie.

    Reply to ferrailleur

  5. Chère Julie,
    Je comprends votre point de vue, et je le partage en partie.
    Mais de deux choses l’une :
    -soit cette femme a été forcée par son mari ou sa famille à porter la bourqa, et c’est une victime;
    -soit c’est elle qui à fait ce choix, notamment pour des raisons de malaise identitaire du à une carrence dans le processus d’intégration, et je ne crois pas qu’il y ait des lois en France qui interdisent à une femme libre de se voiler.
    Dès lors, cette décision de justice est injuste.
    Car en parlant de religiosité excessive, qu’allons nous faire des carmélites et autres jésuites, leur expliquer qu’ils ont une pratique excessive de leur religion?
    Je crois que la France pêche par excès de zèle. Le modèle d’assimilation que nous pratiquons n’est pas pour appaiser les véléités extrémistes, bien au contraire…

    Reply to Jean D.

  6. « En terre de Voltaire et de Cyrano »???
    Je ne vois pas bien ce qu’ils viennent faire dans cette discussion.
    Quant à vos remarques, ou plutôt vos invéctives, sachez que je ne suis en aucun cas favorable aux pratiques salafistes.
    Mais c’est à titre privé que j’ai cette opinion. Je ne suis en aucun cas juge. Et la justice ne donne pas son opinion, elle interprète la loi pour l’appliquer.
    Dès lors, cette interprétation me semble symptomatique d’une tendance actuelle à ne voir chez autrui que sa religion, sa couleur politique ou sa profession.
    On définit l’autre par rapport à ce qu’on voit superficielement sans chercher à le rencontrer particulièrement.
    Nous tolérons comme vous dites ceux qui nous ressemblent, et nous excluons, nous ghettoisons ceux qui ne nous ressemblent pas.
    Nous sommes rassurés par cette ressemblance identitaire qui, à titre personnel, m’étouffe.
    Le véritable respect est d’appréhender l’autre comme un être de raison. Si la justice avait suivie cette règle kantienne, dès lors elle aurait compris qu’il y avait des raisons pour que cette femme porte la burka tout en mettant ses enfants à l’école publique (vous pouvez vérifier).
    La complexité d’un être et de son existence ne peut se résumer à une pratique religieuse, encore moins à un vêtement!
    répondre ou noter cette réaction

    Reply to Jean D.

  7. Cher Jean Dumas,
    D’abord, invectives ? Sachez qu’elles ne sauraient s’adresser à quelqu’un que je ne connais pas et qui à simplement une vision totalement opposée à la mienne. J’ose caresser l’espoir (en tout bien tout honneur) que l’on puisse se confronter, s’opposer, sans recourir à l’anathème qui qualifie le propos en fonction de sa véhémence et non de son contenu.
    Donc oui, « tolérance pour l’intolérance » (il y a une coquille dans le titre) :c’est le grand prêche de ceux que Jean Ferniot appelait le « tout état », et qui, juges, politiques ou journalistes confondus, nous enjoignent de sacrifier nos coutumes, modes de vies, croyances etc … à ceux des minorités actives, souvent « importées » mais pas toujours
    On pourrait chaque jour trouver mille exemples de ces tartufferies qui sont la règle.
    Alors pour répondre sans faire un livre : Cyrano (par le truchement de Rostand) parce que seul ! seul contre la « bien- pensance » et les « idées » en cours, seul contre le consensus lâche des petits avantages, et des petites bassesses quotidiennes, il reste seul ; et il enfonce le clou en revendiquant, dans l’infortune, cette solitude pour ne jamais renier son honneur et une conscience démodée face aux pragmatismes et aux appétits de circonstance.Aujourd’hui, tandis que le peuple, dont c’est la seule expression possible, fait gloire à Cyrano, le « tout état » et ses « penseurs » télévisés ou networkisés célèbrent Tartuffe.
    Voltaire ? parce que, concélébré par ces mêmes Tartuffes en tartuffocratie, il a écrit et fait jouer « Mahomet »( http://www.areopage.net/Textes/Mahomet.htm) . Essayez-donc aujourd’hui !
    Voilà pour leur présence en cette discussion.
    Pour la suite :
    « Et la justice ne donne pas son opinion, elle interprète la loi pour l’appliquer. »
    Tout est dit : elle « interprète »… donc c’est bien, in fine, l’opinion du juge qui compte ; lequel a beau jeu dans la forêt de sa bible, en permanente inflation, de trouver l’article idoine à ses préjugés et au consensus médiatique; et avec comme seul socle son « intime conviction » les malheureux qui s’y confrontent seront toujours emportés par un sens de l’histoire à géométrie télécommandée.
    « Dès lors, cette interprétation me semble symptomatique d’une tendance actuelle à ne voir chez autrui que sa religion, sa couleur politique ou sa profession. »
    Là je vous suis, et j’ajouterai, son lobby, sa classe, son âge, son (ses ?) sexe… Ayant concédé tous ses repères, ayant bradé toute son histoire, cette société ne fonctionne plus qu’avec les tiroirs des media-planneurs et malheur à celui qui ne s’inscrit dans aucun de ces courants, de ces cases, de ces prisons mentales pour consommateurs forcenés, et le revendique (cyrano ?), même à mi voix.
    Mais où je ne vous suis plus du tout c’est lorsque vous confondez jusqu’à l’inversion les effets de cet incoercible suicide collectif. Notre identité atavique est notre substance. Malheureux, et pâture à psys, ceux qui croient leur génération spontanée hors de tout contexte, de tout passé, de toute civilisation, de toute culture. Hors une culture ca se … cultive quitte à se rebeller. Préserver son champ n’est pas dénigrer celui du voisin. Ce n’est pas le contaminer ou être contaminé. (êtes-vous pour la culture transgénique ?) Ce qui m’étouffe moi c’est l’imposture qui consiste à penser et à dire que pour apprécier la culture de l’autre il faut abdiquer la sienne propre, croire que notre propre fierté et notre évolution millénaire devraient faire table rase pour mieux honorer nos hôtes forcés.
    J’ai appris voyez-vous que lorsqu’il m’arrive, invité ou pas, à fréquenter la maison d’autrui, à me plier à son art de vivre, à son passé, à son quotidien. Je ne mets pas les pieds sur la table, je n’exige pas, je sollicite et je respecte le mode d’existence que j’appréhende. Loin de vouloir imposer j’affine ma curiosité et utilise mes incompréhensions pour mieux étudier, et éventuellement corriger, mes propres à priori et mes comportements réflexe.
    On peut, et l’on doit à mon sens, lorsqu’on se trouve dans une maison, un village, une région, un état, une communauté, faire humilité et témoigner dans le « respect » de ceux qui nous accueillent. (et non l’inverse que vous semblez proposer)… ou ne pas y venir….
    Il est quand même stupéfiant de lire qu’on se sent étouffé par le besoin de ressemblance identitaire. Je vous engage à investir dans un ticket de métro et à voyager quelque temps sur certaines lignes. Faites-le de préférence avec une jeune file court-vêtue et vous verrez où se situe l’exclusion, la vindicte, les « invectives », voilées ou pas.
    Accepter les drapeaux de l’exclusion au nom du « respect » et de « l’assimilation », encore, rendre gloire à Tartuffe.
    « Le véritable respect est d’appréhender l’autre comme un être de raison. Si la justice avait suivie cette règle (…) »
    Il n’y a pas de fondement à c’est règle… la raison est une évaluation fluctuante et . L’homme primal n’avait qu’une raison « survivre » et donc manger et se reproduire dans le cadre de ses investigations.
    En l’espèce et pour ce qui nous occupe et nous oppose (permettez ?), je trouve consternant de supposer que c’est par choix « raisonnable » et délibéré qu’une femme peut tout au long de sa vie porter armure pour cacher ce qui doit être l’objet de sa honte, son propre corps. Avez-vous lu ou vécu l’histoire récente ? Connaissez-vous, notamment, l’histoire contemporaine de l’Afghanistan, et ces femmes médecins, directrices d’hôpitaux, interdites d’exercice, et qui, au mieux ont du troquer le tailleur pour l’uniforme voilé…
    Renseignez-vous : la burqa n’est en rien une coutume ou un mode de vie prôné par le Coran (et même si ???…) c’est une coercition d’une minorité sectaire qui fait tache d’huile. C’est un drapeau de guerre, en même temps qu’une torture à vie. Ont-elles choisi ? la belle affaire quand le « choix » n’existe pas ! Seul moyen d’échapper à la folie, grappiller un prisme de dignité : revendiquer ses chaînes et défendre ses geôliers, unique méthode, moyen d’intégrer un « syndrome de Stockholm » élevé au rang de règle sociale.
    Quant au fait que cette malheureuse envoyait ses enfants à l’école publique, la belle affaire ! quelle autre solution ? l’enseignement est obligatoire et les écoles coraniques ne sont pas (encore ?) légion.
    Enfin je vous renvoie à l’information qui stipule que, dans son pays cette femme ne porte pas cet instrument d’avilissement. Il s’agit donc bien, par procuration, d’un vêtement de guerre à une société, dont, avec impudence on sollicite l’adhésion.
    Bien courtoisement,

    Reply to ferrailleur

  8. Là où le voile n’est pas passé, il n’y avait aucune raison pour que la burqa se glisse subrepticement. La marocaine est mariée à un fondamentaliste. Elle est ignorante. C’est l’exemple type de la femme qui sait tout juste quand elle a ses règles car ça lui glisse entre les jambes. Mais de qui se moque t’on ? Même dans le bled, ils ont tous la télé, les séries américanos merdiques qui leurs dévoilent le mode de vie occidental. De plus, les femmes du Maghreb ont toujours une copine qui s’habille à l’occidentale, même si c’est mal vu par les mâles. Alors, arrêtons de nous apitoyer sur le sort d’une soi-disant pauvresse, lors que même avec une burqa, elle voit et entend parfaitement bien.
    Merci, République chérie, qui m’a fait naître en ton sein plutôt que dans les sables du désert. Quant à ceux qui voudraient défendre cette « pauvre femme » soumise à son mari, qu’ils sachent que pour ce qui est de la malice, les gens d’outre-méditérranée n’ont rien à nous envier. Le vêtement est une arme. Réduire l’Occident pour mieux le contraindre. Voilà ce que veulent tous les allumés de la cafétière.
    Nous ferions mieux d’apporter notre soutien à tous les individus d’origine musulmane qui crient haut et fort leur apostat. Car il y a des gens qui pensent, dans toutes les sociétés humaines. Et ceux qui refusent l’Islam sont balayés. Ils sont victimes des pires outrages, jusqu’à la mort car il y a toujours un malade mental pour leur faire un sort. Ces personnes qui se battent pour que leur société évolue ne sont pas soutenus par l’Occident. Nos élites sont trop bien à manger des petits fours à la garden party du président pour se pencher sérieusement sur leurs cas.

    Reply to Sauvage1

  9. A Jean Dumas
    Nous ignorons pour quelle raison cette dame porte un voile intégral (qui par ailleurs lui interdirait d’exercer quelque profession que ce soit),choix , obligation maritale?
    Mais la comparaison avec les carmélites et les jésuites me parait inadéquate,ces derniers ne risquent rien en renonçant à leurs statuts.

    Reply to Marcpaul

  10. Le voile islamique, Faiza M, contre-feux et le MRAP
    Ce texte met en cause le MRAP.
    Comme membre de la direction du MRAP je tiens à faire observer que jamais le MRAP a défendu le voile et encore moins la burqa (ou burka). Le MRAP association antiraciste laïque défend une société sans discrimination raciste y compris pour des motifs religieux. Ce faisant le MRAP ne défend nullement une religion particulière. Il inscrit son action dans le cadre des lois existantes tant en France qu’en Europe . Par ailleurs, le MRAP n’est pas en premier lieu une association de défense de la laïcité et pas plus un association de défense de l’égalité entre hommes et femmes même si ces deux valeurs fondamentales constituent le socle de son action. En l’espèce le MRAP estime que « cette décision pose des questions » mais aucune décision d’aucune sorte n’a été entreprise par le MRAP pour s’opposer à la décision du Conseil d’Etat. Et, contrairement à ce j’ai pu lire ici ou là Mouloud AOUNIT ne s’est nullement distingué sur ce point.
    L’article cité sur contre-feux soulève un point fort pertinent insuffisamment développé à ma connaissance jusqu’alors à propos de cette décision ; à savoir la pression de certains hommes et de l’intégrisme religieux sur les femmes contraintes de porter voiles ou burka ou niqab. Là encore le MRAP combat l’intégrisme religieux. Mais sous ce terme il vérifie que ne cache pas une forme de discrimantion raciste.
    Christian DELARUE
    Membre du bureau exécutif et du conseil d’administration du MRAP
    Une première réaction de ma part :
    QUE RECOUVRE LE VOILE POLITICO-RELIGIEUX DE FAIZA M. ?
    http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article220

    Reply to Ch. Delarue

  11. Au MRAP
    Le terme islamophobe, inventé par Aounit en 2004, est au coeur de son combat contre toute forme de critique de l’islam. Ose-t-on s’en prendre à tel détail archaïque du Coran, on est « islamophobe », ce qui pour lui signifie raciste (et devient cocasse lorsque lesdites critiques émanent d’apostats)…
    Jamais un mot de sa part sur les aspects misogynes ou antisémites du Coran, même quand ils sautent aux yeux et ne sont guère « interprétables »; une amitié affichée, en revanche, avec un frère musulman (Tariq Ramadan) plus habile mais dont le sectarisme n’a rien à lui envier; une connivence avec les fondamentalistes de l’UOIF, qu’il invite à ses manifs…
    En 2005, contestation de la loi sur le voile; demande du rétablissement de délit de basphème (FR3, journal du 13/1); de repas halal dans les cantines scolaires (France2, 6/1); multiplication de procès pour « islamophobie » – une vraie chasse aux sorcières qui le voit mettre en cause Alain Finkielkraut* ou BHL, entre autres « intellectuels juifs », Caroline, Fourest, Louis Chagnon, ou encore Claude Imbert,pour avoir déclaré : « L’islam en tant que religion apporte une débilité d’archaïsmes divers, une manière de considérer la femme, de la déclasser régulièrement (et) de supplanter la loi des Etats par la loi du Coran, qui me rend islamophobe. »
    Son antiracisme sélectif le fait en revanche soutenir Dieudonné et s’abstenir de manifester contre les attaques antisémites ou anti- »Céfrancs »
    Cette hystérie communautariste lui a du reste valu nombre de heurts et désertions au sein du MRAP : celles du chanteur Jean Ferrat et de plusieurs membres du conseil d’administration. Il n’en reste pas moins la tête – à couper, s’il plaît au mouvement de ressembler un jour à ce qu’annonce son sigle.
    * Profitons de l’occasion pour rappeler l’excellente émission « Répliques », diffusée sur France-Culture le samedi à 9h (malgré la tentative d’interdiction du MRAP) ou en podcast.

    Reply to Julie de Pardailhan

  12. bravo à ferrailleur, à l’auteur et même au MRAP
    Pour une fois, je voulais faire court… Mais moi aussi, ma plume me démange.
    ferrailleur a bien parlé (ugh!) surtout de la bobomanie et de la tartufferie. L’auteur aussi.
    Ah, si vous saviez ce que nous supportons ici en Algérie! Et je suis content que le MRAP ne mélange pas les torchons et les serviettes « grillagées ».
    Et pour une fois qu’un homme (ferrailleur) défende l’empaillage des femmes, bravo! L’autre n’a qu’à essayer d’emballer sa femme pour voir!

    Reply to anar meriche

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