00 jeunes Afghanes ont osé protester publiquement, hier, à Kaboul, contre la nouvelle loi qui fait officiellement de la femme chiite l’esclave de son mari*. Sous une pluie de graviers,«Nous ne voulons pas de la loi des talibans».
Au millier de contre-manifestants venus les lapider, et les traiter de «chiennes au service des chrétiens», elles ont répondu tranquillement que la terre où elles vivaient était aussi la leur.
Le courage du désespoir
Manifester en Afghanistan, même sans les talibans, demande un courage qui révèle chez ces femmes réduites à l’état d’ustensile ce qu’elles sont prêtes à risquer pour fuir la condition concoctée par les Fous de Dieu de 1996 à 2001 – condition que Karzaï, moins courageux qu’elles, a laissé légaliser pour obtenir les voix chiites (20% sur 30 millions d’habitants). Les services pour grands brûlés regorgent de jeunes mariées de force qui ont tenté de se suicider.
Se sentent-elles soutenues par l’opinion internationale**, les intellectuels afghans, quelques politiques, ou la certitude de n’avoir rien à perdre? «Les étrangers n’ont pas à intervenir dans nos vies», clament les défenseurs de la loi, qui voient dans l’émoi international un dénigrement de leur pays : réaction qui tendrait à prouver que, même de loin, la résistance n’est pas inutile.
*Unanimement surnommée «légalisation du viol», elle décrète l’obligation de se soumettre, sauf maladie avérée, aux besoins sexuels de l’époux, et interdit de sortir sans son autorisation…
**Contrairement à la presse française, le reste de l’Europe a largement couvert la manifestation.
Source : Yahoo News (vidéos)














Laissez un commentaire