l ne s’en est pas privé hier au Caire, avant de s’envoler pour Paris : «Il est important pour les pays occidentaux d’éviter de gêner les musulmans de pratiquer leur religion comme ils le souhaitent,»Obama part en croisade contre les femmes« (NPS) ; »Les sociétés humaines sont construites sur des symboles : positifs comme les couleurs d’un drapeau ou un chant de libération ; négatifs comme le costume du bagnard ou le voile sous lequel disparaissent les femmes d’Arabie Saoudite.» (Ligue internationale des droits des femmes) …
Une arme politique
Faut-il rappeler que le voile n’est pas un article de mode, ni même une anodine bondieuserie, mais l’arme brandie par Khomeiny à la face du monde libre pour instaurer sa république islamique, par définition exclusive ? Que si les fondamentalistes y tiennent au point de tuer, y compris celles qui s’y dérobent ; si ces dernières prennent ce risque, c’est qu’il est effectivement un symbole : celui d’une domination sur les femmes, mais surtout d’une civilisation sur une autre, où toute une somme d’interdits et de devoirs régissent l’emploi d’un temps qui échappe au libre arbitre.
Dangereuse diplomatie
Obama se veut diplomate. Dans la louable intention de réconcilier islam et Occident, et entre elles deux cultures incompatibles, il a présenté à ses hôtes les Etats-Unis comme «le plus grand pays musulman d’Occident». Auparavant il critiquait la frilosité de la France à l’égard d’une Turquie apte à devenir, en entrant dans la CE, le pays qui par sa population y aurait droit de veto. Voilà qu’il intervient en faveur du «droit des femmes»… à quoi ? à échapper au soleil, au grand jour, à la vie sociale, au regard des autres, à la baignade entre amis… ?
A moins que, reprenant ses termes («Il est important pour les pays occidentaux d’éviter de gêner les musulmans», ne nous faille-t-il y voir une mise en garde contre les conséquences auxquelles nous exposerait notre furieux laïcisme ?
En attendant l’hypothétique riposte de nos autorités, rappelons le nombre croissant (si l’on ose dire) de mosquées et minarets construits en France sur des terrains donnés par les municipalités, et où se propage un discours en contradiction avec les droits humains. La Sodome-et-Gomorrhe que représente la France* aux yeux d’ islamistes inquiets de la contagion ne fait pas que des émules chez ses hôtes. Si les représentants du monde libre leur cèdent trop de terrain, la tendance pourrait se renverser et la loi des vases communicants, jouer in fine en faveur d’un obscurantisme sur lequel il serait bon d’enfin lever le voile.














Quatre fois au cours d’un discours, M. Obama a parlé du ”saint coran”, qualifiant ainsi le livre sacré des musulmans. Il est fort rare pour un chrétien ou même pour un athée de qualifier le coran de “Saint”.
Par ailleurs, Obama s’est vanté d’avoir connu ” l’islam sur trois continents avant de venir dans la région où lislam a été pour la première fois révélé. “
Ici, “révélé” est un curieux choix de mot. Il aurait pu dire ”où lislam est né”, “a été créé”, “a été fondé” ou “inventé”. En choisissant de dire que cette religion a été révélée, il lui reconnaît sa nature incréée et l’origine divine que lui attribue les musulmans.
C’est aller bien au delà du langage respectueux normal pour la circonstance. Obama a adopté l’attitude soumise envers l’islam exigée de tous par les musulmans, croyants comme non-croyants.
Ailleurs, dans le discours, M. Obama a déclaré : ” je considère que c’est une part de ma responsabilité en tant que président des États-Unis de lutter contre les stéréotypes négatifs sur l’’islam où qu’elles apparaissent.”
Depuis quand est-ce le rôle du Président des États-Unis de défendre une religion ? Il ne parle pas de défendre les musulmans mais bien de défendre l’islam Et bien que plus loin dans le texte, il fasse aussi référence aux « vils stéréotypes » à l’encontre des Juifs, il n’a pas pas parlé de considérer la lutte contre les stéréotypes antisémites faisant d’ailleurs rage dans les journaux d’Etat Egyptiens, comme une ”part de sa responsabilité de président”.
C’est chaud : j’espère qu’il ne va semer le brun comme son prédécesseur, avec d’autres moyens…la France n’est pas les USA (j’espère qu’elle ne le deviendra pas) quant à l’Europe…
tout à fait d’accord avec votre billet que je cite là :
http://polluxe.wordpress.com/2009/06/11/obama-cede-sur-le-voile/