lus s’écorne le mythe de l’instinct maternel, plus les conteurs cherchent dans le passé les faits divers enfouis,
Obscur objet de la quête (Photos C/dits)
Si l’instinct de mère fait défaut à certaines, en revanche, existe-t-il un enfant que son abandon n’ait meurtri? Thomas, adopté à 5 ans, fait, vers l’adolescence, de ses quelques souvenirs une crise de manque. La rencontre a lieu, puis d’autres, plus tard, avec des hauts et des bas dont l’écorché qu’il est devenu remplit sa vie. Une quête, vue de l’extérieur, difficile à comprendre.
Séquelles
Car la femme qui hante l’adolescent, puis le jeune homme, et le prive à son insu d’une vraie vie affective, n’a d’exceptionnel que le sang qui les lie. Peu de personnalité, peu de résistance à la dure vie des mères célibataires sans argent ni culture. On est loin du «Kid» de Chaplin, même si nécessité fait toujours plus ou moins loi, et malgré la bonne bouille de poulbot de Gabin Lefébure. Les sentiments, la vie quotidienne et le malaise du garçon devenu adulte (Vincent Rottiers) sont mélangés, diffus, ainsi peut-être que ceux de sa mère (Sophie Cattani), résolument inconsciente.
Un art de filmer l’enfance
Des plans statiques marquent les nombreux flash-backs. A qui doit-on l’idée? Miller fils aurait tenu la caméra; Miller père, supervisé. On aimerait devoir à Nathan, puisqu’il dispose de plus de temps, des réussites telles que la direction d’acteurs, digne d’un Truffaut pour ce qui concerne les jeunes enfants. Dialogues justes, caméra sensible, casting parfait : la transmission dans ce cas semble assurée.
*»Je la recherche, je la tue, je l’aime, ou la Disparition de la mère» (L’Evènement du jeudi)















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